-En France : les derniers éléments en date du 3 février font état de 50 élevages ovins concernés, dans 14 départements du bandeau nord est (l’Aube, le Nord, le Bas-Rhin et les Vosges s’étant ajouté à la liste précédente) : 02, 10, 14, 52, 54, 55, 57, 59, 60, 62, 67, 76, 80 et 88.
-Dans les autres pays du nord de l’Europe : le nombre d’élevages concernés est le suivant total, 93 élevages aux Pays-Bas au 3 février, 80 en Belgique au 1er février, 280 en Allemagne au 3 février, 11 en Angleterre au 31 janvier.
Vous trouverez des éléments plus détaillés et les cartes correspondantes sur la présentation ci-jointe éditée par GDS France.
En France : les derniers éléments en date du 31 janvier font état de 29 élevages ovins concernés, dans 10 départements du bandeau nord est (la Meuse s’est ajouté à la liste précédente) : 02, 14, 52, 54, 55, 57, 60, 62, 76, 80
Dans les autres pays du nord de l’Europe : le nombre d’élevages concernés a augmenté, et, même si les élevages ovins restent très largement majoritaires, des élevages bovins et caprins sont maintenant recensés en plus grand nombre. Au total, 91 élevages aux Pays-Bas au 2 février, 80 en Belgique au 1er février, 215 en Allemagne au 1er février, 11 en Angleterre au 31 janvier.
La présence du virus Schmallenberg a été confirmée dans 24 nouveaux élevages les 27 et 30 janvier 2012 par le laboratoire de l’Anses Maisons-Alfort (voir note d’information DGAl n°3 jointe) dans le cadre du dispositif de surveillance. Il s’agit d’élevages ovins situés dans les 9 départements suivants : Haute Marne, Meurthe et Moselle, Moselle, Pas de Calais, Aisne, Somme, Oise, Calvados, Seine-Maritime. Cette information porte le nombre de cas confirmés en France à 26 élevages. Nous vous rappelons qu’aucune restriction particulière n’est mise en œuvre dans les exploitations suspectes ou confirmées.
Vous pouvez télécharger une fiche rédigée par GDS France et Races de France à l'attention des éleveurs décrivant les principaux signes d'appel amenant à suspecter cette maladie.
D'après GDS France la D.G.Al. vient de confirmer que, dans le cadre de la surveillance mise en place le 4 janvier dernier, le laboratoire de l’Anses à Maisons-Alfort a identifié deux élevages ovins atteints par le virus SCHMALLENBERG dans les départements de la Meurthe-et-Moselle et de la Moselle. D’autres suspicions sont en cours de traitement. Ce virus, apparemment inconnu jusque là, a fait son apparition en Europe du Nord fin 2011.
Le Réseau Français pour la Santé Animale (R.F.S.A.) a engagé une concertation entre les acteurs français du sanitaire pour coordonner et prioriser les actions de recherche sur ce virus afin de disposer des connaissances et des outils prioritaires pour pouvoir répondre au mieux sur le terrain. sachant que les connaissances sur ce virus sont de fait, en l’état, très notablement réduites. L’intérêt d’une coordination très forte à l’échelon européen en matière de recherche a été souligné par la D.G.Al. et l’ensemble des participants. Cette réflexion sera parallèlement articulée en lien avec la Plateforme nationale de surveillance épidémiologique qui se met en place en France.
Voici la synthèse des principales connaissances actuelles sur ce virus : Il convient de remarquer qu’elles sont pour la plupart déduites de ce qui est connu pour d’autres virus du même groupe, dans la mesure où le SBV est un virus réellement émergent (c'est-à-dire inconnu jusqu’alors).
·Clinique qui semble bénigne la plupart du temps chez les adultes
oMais des infections en début de gestation peuvent induire des avortements, de la mortinatalité et des malformations congénitales qui touchent principalement le squelette : déformations, blocage des articulations (arthrogrypose), et le système nerveux : absence de cerveau dans la boite crânienne (hydranencéphalie).
·Transmission vectorielle du virus, vraisemblablement par des Culicoïdes, mais peut-être aussi par des moustiques
·Maladie animale, ne se transmettant vraisemblablement pas à l’homme (aucun élément en faveur actuellement)
·Diagnostic virologique possible par PCR (technique mise au point par le laboratoire allemand (FLI) et diffusée aux laboratoires nationaux des autres pays européens
·Pas d’outil de diagnostic sérologique encore disponible
·Et bien sûr pas de vaccin
·Actuellement dans l’ensemble des pays ayant identifié des cas, la très grande majorité de ceux-ci concerne des élevages ovins. En ce qui concerne les autres espèces, notamment les bovins, Il convient de rester prudent dans la mesure où les conséquences cliniques principales (sur les fœtus) liés à une probable circulation du virus à l’automne ne sont observables que lors des mise-bas.
·la note de service de la DGAL sur les mesures de surveillance mises en oeuvre pour déceler la circulation du virus Schmallenberg en France, Télécharger cette note en pdf (52 KB)
Aucun cas de FCO n'a été recensé en Bourgogne (ni en France) au cours de la période 2010-2011 (1er juillet au 30 juin).
La campagne 2010-2011 a vu la fin de la vaccination obligatoire, même si elle était indispensable à l'exportation des animaux vivants. Aucune statistique officielle sur la couverture vaccinale n'est disponible.
L’accord interprofessionnel signé du 5 avril 2007 prévoit dans l’article
3 de l’Annexe 2 une dépréciation commerciale forfaitaire de 8 € pour présence
de douve vivante attestée par les services vétérinaires. L’application de cette
mesure en Bourgogne a soulevé de nombreuses questions et amené des éleveurs à
s’interroger sur son bien fondé, notamment sur la petite douve qui est
largement présente en Bourgogne et pour laquelle il n’existe pas de plan de
maîtrise démontré. Un groupe de travail réuni à la demande du COREL viande
Bourgogne et animé par la F.R.G.D.S. Bourgogne avec la participation d’INTERBEV
Bourgogne a réfléchi aux différents aspects de cette question et a monté une
étude visant à évaluer la maîtrise possible en élevage de l’infestation par la
petite douve pour éviter la pénalité de l’accord professionnel. En préalable,
il fallait s’assurer de la réalité de l’infestation et de la pertinence du
diagnostic réalisé à l’abattoir. Cette
étude met en évidence le caractère aléatoire des résultats de l’inspection
standard de la présence de petite douve, qui vient ajouter de l’injustice à la pénalité. Elle montre également
que l’appréciation de l’efficacité des traitements doit passer par une
inspection approfondie des foies et ne saurait s’appuyer sur l’appréciation de
la réduction d’excrétion d’œufs. Ce sera l’objet d’une seconde étude également
menée sur Jalogny pour évaluer l’efficacité d’un traitement dicrocoelicide
(dans des conditions hors AMM) afin de maîtriser le risque de pénalité. Il n’en
demeure pas moins que cette pénalité mérite d’être revue sur son principe et
assise sur une base plus technique.